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Les fermes à clics : un problème pour l’économie publicitaire

Une ferme à clic est une forme de fraude au clic, où un grand groupe de travailleurs faiblement rémunérés sont embauchés pour cliquer sur des liens publicitaires sur les sites dans le but de générer des revenus publicitaires.

Les travailleurs cliquent sur un lien, naviguent sur le site cible pendant un certain temps et, si possible, s’abonnent à la newsletter du site avant de cliquer sur un autre lien. Pour bon nombre de ces travailleurs, cliquer sur les annonces chaque jour augmente leur revenu et leur offre une alternative à d’autres types de travail. Ce trafic simulé est difficile à détecter par un filtre automatique car le comportement du visiteur frauduleux est exactement le même que celui d’un visiteur légitime.

Début 2019, Le Monde écrivait que “10 à 30% des investissements publicitaires numériques seraient affectés par différentes formes de fraude“. A noter que les fermes à clics peuvent également affecter les likes sur les sites de contenu.

En quoi est-ce un problème ?

Les fermes à clics créent un marché noir de la notoriété en vendant commentaires, likes ou encore partages. Payer pour augmenter la popularité d’une marque ou d’un politicien : la pratique renforce la diffusion de fake news ou d’arnaques. Les faux comptes devenant de plus en plus difficiles à détecter, c’est une pratique difficile à endiguer.

Un risque de manipulation politique

Les fermes à clics peuvent manipuler la notoriété des marques, mais elles sont d’autant plus inquiétantes qu’elles peuvent être l’outil des politiciens ou des États.

En 2015, Business Insider a été surpris de voir que seulement 42% des abonnés de Donald Trump sur Facebook étaient américains. Le reste venaient de pays en développement comme les Philippines, la Malaisie ou l’Indonésie, pays susceptibles d’abriter des fermes de clics.

Faux comptes sur les réseaux sociaux

En 2015, une plateforme chinoise de microblogging, Weibo, a lancé une campagne pour éradiquer ces “fans zombies”. Mailman Group, agence spécialisée dans le numérique, a ensuite donné un aperçu de la proportion de faux fans découverts sur certains comptes : sur ses 10 millions de fans, le chanteur pop chinois Wei Wei a perdu 8 millions en une semaine, le compte de la NBA, 323 000 et la compagnie aérienne Spring Airlines, 175 000.

Le problème est loin de se limiter aux réseaux chinois. Selon une étude des universités de Caroline du Sud et de l’Indiana publiée en 2017, Twitter compte 48 millions de comptes “robots” sur ses 319 millions d’utilisateurs. En avril 2017, peu avant l’élection présidentielle française, Facebook a annoncé la désactivation de 30 000 faux comptes diffusant des fake news.

Quelles sont les solutions possibles ?

Une action des autorités est-elle possible ?

Selon Luc-Marie Augagneur, avocat spécialisé en économie numérique, la difficulté réside surtout dans l’identification et la répression du phénomène : « Les fermes de clic sont presque toujours dans des pays peu accessibles. Les autorités françaises sont peut-être en mesure de détecter les faux comptes, mais d’un autre côté, pour  en trouver l’origine, elles sont totalement démunies. Dès qu’il y a des éléments d’extraterritorialité, les enquêtes sont arrêtées rapidement dans ce genre d’affaires ».

L’authentification par la Blockchain

51% du trafic provient de l’activité des robots constituant ainsi un problème pour tous les annonceurs qui perdent la moitié de leur budget. Comment réagir à ce phénomène ?

Le fonctionnement décentralisé à travers la Blockchain permet d’authentifier le trafic. En conséquence, la portée réelle des campagnes est visible et les prix sont plus justes.

 

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